Bien. Par ou commencer ? Peut être par l'endroit ou je passe le plus clair de mon temps, la fac. Vous ne me croirez peut être pas, mais c'est l'un des seul lieu ou je me sente bien, le seul endroit ou "j'oublie" (j'oublie peu être un peu trop d'ailleurs). Les personnes qui m'entourent ne me connaissent que depuis l'année dernière et j'arrive vraiment bien à ne pas attirer l'attention sur mes moments de baisse de moral. Pour eux, je suis "dans mon monde" ; ils n'ont pas totalement tort. Pourtant parfois, j'aimerais bien qu'ils sachent, pour qu'ils comprennent pourquoi je parle si peu de moi, pourquoi je garde toujours cette distance entre eux et moi. J'ai peur d'être déçue, j'ai peur d'être trahie, encore. Pourtant je les adore, je vous jure. Ça explique pourquoi j'ai énormément de mal à rester proche des gens, à garder contact, et pourquoi j'arrive pas à rester en couple aussi. Enfin ça, c'est un autre problème, et bien que j'en sache l'origine, c'est encore loin d'être guéri.
J'ai peur de l'amour, et de l'attachement affectif en général.
Certains moments, je me sens redevenir gamine, genre 13 ans, quand mes amies me forçaient à parler - difficilement mais je les en remercie - quand je pleurais en quasi-permanence, quand je voulais faire toutes les pires conneries pour qu'on me remarque, sauf que j'avais beaucoup trop conscience du résultat que ça donnerait pour avoir les couilles de le faire. Aujourd'hui, j'ai complètement perdu la notion de conscience. Je vous laisse imaginer, ahah. Et j'en ai strictement rien - à - foutre.
J'ai quand même un minimum d'estime pour moi même, ne vous inquiétez pas. Je vais pas me bousiller la vie sur un coup de tête. Il y a beaucoup trop de personnes auxquelles je tiens pour risquer de leur faire du mal ou de les perdre.
Sur ce, je vous remercie de votre attention. Je ne sais pas encore si je reviendrais écrire, vous verrez bien.
Eagles Of Death Metal - I got a feeling (just nineteen)

